Aujourd'hui, jour de printemps, Le rossignol a chanté gaiement, L'hymne à l'amour de ces deux amants... Ostensible et tendre penchant, Nous irons nous enlaçant, Sous la frondaison du chêne verdoyant...
Muse, ô ma muse tu m'uses,
Usant de tes innombrables ruses,
Savourant ta victoire, tu abuses. Amoureuse alanguie, qui me chasse et
s'excuse,
Ravivant sans cesse ma flamme confuse.
De mon trouble tu te moques et t'amuses,
Engourdie par le vin de Syracuse,
Rejetant mes caresses, ô ma muse...
Gamine frivole à l'appétissant minois,
Amante toujours se gaussant de mon désarroi,
Ingénue tu t'obstines à te jouer de moi.
Et moi, bêtement, je reste près de toi...
Mutine et coquine, tu taquines mon émoi,
Et riant à nouveau, tu me laisses pantois...
Non, décidément, pas la peine que j'y croie,
Trop de mots et trop de maux, finissons-en là...
... Et les vôtres !